Rehausses d’immeubles – interpellation au #ccLiège du 30/10/2017

Rehausses et surélévations à Liège: l’avenir du “foncier aérien”

M. l’Echevin,

Le dernier conseil en date nous a vu briser quelques lances concernant la vision du Collège en matière d’urbanisme, d’aménagement du territoire et de patrimoine. Je ne vous surprendrai pas en interpellant, sur un mode à la fois positif et propositionnel, qui a trait à ces trois thèmes.

On s’interroge beaucoup de nos jours sur comment bâtir de l’ordre de 15000 nouveaux logements en une dizaine d’années en région liégeoise, sur comment préserver les espaces verts, sur comment préserver et valoriser le bâti ancien du centre historique…

À cet égard nous disposons sans bien l’identifier d’une ressource foncière abondante, bon marché, idéalement située et parfaitement desservie par les équipements modernes, il s’agit des dessus d’immeubles anciens comme plus récents que l’on dote de « rehausses », « exhaussements » ou « surélévations » de plusieurs étages.

Y construire coûte beaucoup moins cher au m2 que des immeubles neufs (ni démolition ni foncier à financer), avec de nouveaux biens de grande valeur. Cela renforce l’attractivité des immeubles sans les dénaturer ainsi que des quartiers qui les abritent (centraux comme péri-centraux). Cela préserve les espaces verts et l’environnement via une isolation accrue (déperditions = 40% par la toiture!).

Mes questions sont dès lors les suivantes:

1. La Ville compte elle adopter un attitude positive et proactive quant à ce genre de projets: soutien, études, publications ou co-publications à l’attention des architectes, ingénieurs en stabilité, particuliers et professionnels de la construction?

2. La Ville, en ce compris RCA et CPAS, compte elle mener une politique ambitieuse et exemplaire via ses propres biens: dénombrement précis des biens à haut potentiel, liste de priorités, plan d’actions phasé et daté?

Merci d’avance pour vos réponses,

Bien à vous,

Quentin le Bussy pour le groupe Ecolo

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Dossier Bois d’Avroy/Bois l’évêque – la suite

Après la réunion publique de ce soir 12 novembre, mise à jour du dossier environnemental et urbanistique « Bois l’évêque ».

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1. Sur le fond du dossier:
– on connaît désormais un peu plus précisément les détails du projet tel que proposé: une centaine de logements d’environ 100m2 l’unité + places de parkings en sous-sol.
– soit 7 blocs construits de minimum 3 à maximum jusqu’à 5 étages et circa 2500m2 bâtis au total.
– logements de 1 à 3 chambre, dans des bâtisses vendues et comme « écologiques » sans plus de précisions si ce n’est des toitures vertes…- une esthétique jusqu’à présent très « esquissée » (rien de précis = rien qui puisse froisser…).
– on en est à ce stade à l’étude d’incidence, c’est-à-dire à l’étape « 0 » de la procédure si l’on considère que la demande de permis d’urbanisme est l’étape 1… ce qui veut dire que le dossier est déjà parti pour durer (autant savoir).
– le propriétaire était déjà connu (Général Construction), nous connaissons désormais le bureau d’architecture: Quadra.
– la mobilisation sera potentiellement décisive, car le promoteur a deux (gros arguments) pour lui le plan de secteur en zone rouge (à bâtir) et le PCA/SOL qui prévoit l’urbanisation… le tir de barrage devra être nourri pour enterrer le projet!


2. sur la séance d’information elle-même:
– il ne faut pas en vouloir aux équipes de la Ville… mais ce fut un véritable fiasco à tous points de vue.
– la salle était d’abord BEAUCOUP trop exigüe. En effet, après Nalvaux, Ry Ponet ou Chartreuse, comment penser que la population laisserait faire sans aller s’enquérir… ça laisse rêveur. La salle de l’école Bensberg a une jauge de 100-150 personnes, or il y avait près de 400 riverains intéressés, sans compter les refoulés ou ceux qui sont revenus pour le 2e round annoncé à 20h.
– sur la tenue des débats en toute franchise on se serait cru à la foire au boudin de Quimperlot-les-deux-Crèpes: la sonorisation déjà insuffisante fonctionnait mal, il n’y avait aucune technique d’animation/participation prévue alors que même avec de grands groupes ça existe et ça peut fonctionner. Quand on repense à nos (jusqu’ici vaines) demandes au Collège, en séance du conseil communal, de passer de l’information à la participation notamment en formant les agents communaux (parce que ça ne s’improvise pas…) eh bien on mesure le chemin à parcourir.
Bref: indigne de Liège.
– c’est d’autant plus dommage que cette foule pleine d’énergie aurait très bien pu mettre celle-ci à profit de manière constructive.


3. sur l’aspect politique:
– c’est affreux mais ça souligne combien la Ville et la majorité sont en retard dans la définition de leurs priorités: que voulons nous construire, où le voulons nous, à quelles conditions… ça s’appelle un Schéma de Développement Communal, c’est nécessaire et c’est URGENT (cf notre récente Question Écrite sur le sujet)
– aujourd’hui en matière de logement nous restons soumis aux projets déposés: il y a les bons… et les autres, mais sans note d’orientation, sans trajectoire tracée nous avançons au gré du vent.
– trop longtemps ce fut table ouverte à tous projets en ce compris les moins ambitieux à Liège, et aujourd’hui il faut envoyer aux messages clairs: oui à Liège tout (ou presque) est faisable, mais non on ne fera plus n’importe quoi comme dans le temps, c’est fini!
– soulignons un aspect important: le schéma d’arrondissement évoque quand même la construction nécessaire de 15.000 logements sur Liège et commune limitrophes d’ici 2030. Il est donc à la fois crucial et urgent de bâtir… opportunément. Ceci nous ramène au SDC mentionné ci-dessus, mais ce n’est pas en construisant sans planification organisée qu’on s’en sortira.
– je pense que tous les groupes politiques étaient représentés et ce n’est pas anodin. Nous étions 3 élus Vert Ardent dans la salle: Caroline Saal, Véronique Willemart et moi-même + Jean-Philippe Comblin qui siège pour VA à la CCATM + des militants riverains, ça fait du monde et de quoi suivre utilement ce dossier! Nous avions déjà visité le site le 1er novembre…
– bon à savoir: ce terrain appartenait autrefois à la Ville de Liège, elle l’a revendu vers 1990… comme La Chartreuse et Bavière, de sinistre mémoire! C’est un mauvais dossier au long cours!

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4. Du côté des citoyens:
– il faut pouvoir le dire: là c’est carton plein, c’est LA réussite de la soirée. Une foule nombreuse, socialement très variée, motivée essentiellement par l’environnement, la qualité de vie et la mobilité dans le quartier (ah que l’intervention sur la valeur sociale de la nature m’a enthousiasmée… on passait pour des fous en disant mot pour mots la même chose il y a 10 ou 15 ans).
– je pense que les cointois et activistes locaux comme Polygones préparent une riposte solide et sont déjà forts d’une mobilisation encore ce soir démontrée. Le « carré cointois » approche ou a déjà dépassé les 5000 signatures de sa pétition… et je sais que Occupons le Terrain est déjà en contact avec eux.
– les interventions citoyennes furent globalement de bonne facture: cheminements piétons et sentiers, mobilité automobile, arbres remarquables recensés, etc… quand on dit que les habitants d’un quartier sont les experts du quotidien c’est la réalité! Dommage pour l’insulte de fin de séance qui mit fin au débat, personne ne mérite ça si vous voulez mon avis.
– les mêmes causes provoquent les mêmes effets: il y a 20 ans un dossier comme celui-ci n’aurait intéressé que quelque activistes… aujourd’hui, comme à La Chartreuse, comme à Nalvaux, comme au Ry Ponet les locaux l’expriment sans ambages: ce genre de projets ils n’en veulent plus (et c’est heureux).
– l’idée de rachat du site est intéressante mais c’est un peu le miroir aux alouettes: le prix évoqué me semble très faible pour un terrain situé en pleine zone constructible, avec un PCA qui en prévoit l’urbanisation… Autant pour en faire un bien commun je peux y souscrire, autant la remise à la Ville me semble une mauvaise idée, cette dernière ayant déjà foiré le dossier une première fois il y a 30 ans.


5. En pratique, pour la suite:
– les documents sont désormais en ligne sur le site de la ville.
– les courriers de réclamation peuvent être envoyés jusqu’au 27/11/2019 à l’adresse mail enquete.urbanisme@liege.be en mentionnant bien le « Dossier 4860 » (c’est très important) + copie au promoteur Général Construction à l’adresse secretariat@gc.be. La voie postale est aussi possible : Département de l’urbanisme, La Batte 10, 4000 Liege + General Construction 44 rue de la station, 4032 Liège.
– on m’annonce dans l’oreillette une réunion de préparation ce jeudi 14/11 dans le quartier pour préparer un courrier-type, à suivre via le groupe Facebook qui y est consacré!

Bonus: réflexion sur le rôle des conseillers communaux…
Je ne voudrais pas jouer les esprits chagrins et je collaborerai avec toute personne de bonne volonté sur ce dossier, mais j’éprouve un vrai malaise dans le mélange des genres de certains élus. A mon sens notre job doit d’encourager le débat public, pluraliste et démocratique, quitte à prendre position si on le souhaite (c’est notre cas dans ce dossier chez Vert Ardent). Une autre chose est d’accaparer un combat à la place des locaux, or quand des citoyens m’écrivent pour me dire que 1. ils ne comprennent pas qu’un conseiller de la majorité fasse barnum contre le Collège et que 2. ils ne signeront pas une pétition politisée de cette manière (cf supra) eh bien je pense que c’est desservir la cause qu’on prétend défendre.
Il y avait déjà eu le même problème à l’époque au début du dossier du Ry Ponet. J’en fait pas un pataquès mais je préfère l’écrire noir sur blanc, au moins comme ça c’est clair.

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Etat-Civil, ou quand la nouvelle BAEC irrite les citoyens… question écrite du 7/8/2019

Voici une question écrite envoyée la semaine passée depuis mon lieu de vacances. La Ville de Liège semble, comme toutes les communes belges, en proie à des problèmes liés à la délivrance de certains documents administratifs authentiques liés à la BAEC, la « Banque de données des Actes de l’Etat Civil » depuis le lancement de la nouvelle plate-forme le 1er avril 2019. Ma question est: où en sommes nous à présent?
Plein courage aux équipes concernées sur le terrain et qui essaient de se dépatouiller au service des citoyens…!

M. le Directeur Général, 

Voici une question écrite à l’attention de madame l’échevine Fraipont et de l’administration de l’état civil. 

Lors de la dernière commission de Mme Fraipont nous avons reçu une communication assez large, complète et détaillée sur les difficultés du département de l’état civil à délivrer des documents et actes authentiques, suite à la mise en route de la nouvelle plate-forme fédérale ad hoc dont la Ville de Liège était une commune « pilote ». Il semble que cette plate-forme aie été lancée avec retard et malgré une certaine immaturité technique, ce qui pose retards et problèmes pour de nombreux citoyen.ne.s dans une foule de situations de la vie… 

C’est problématique en temps normal s’agissant par exemple de naissance ou de décès, mais le problème semblait – doucement – en voie de résorption, notamment grâce à l’investissement des équipes de la Ville de Liège; or il semble que l’été aie posé des problèmes spécifiques par exemple pour la délivrance de documents d’identité à destinations des nouveau-nés, de documents de voyage type passeports (voyages d’été familiaux) ou à destinations de jeunes diplômés/chercheurs d’emplois. 

Pouvez-vous nous dresser de manière exhaustive un panorama complet: 
– des situations problématiques rencontrées, 
– des recherches de solutions enclenchées, 
– des relations avec les autres services concernés (SPF, prestataires techniques, etc…), 

Pouvez-vous également l’assortir d’un calendrier estimé de retour à la normale au sein des services et de la délivrance de documents ? 
Nous ne doutons pas qu’un tel problème fasse déjà l’objet d’un suivi régulier et qu’un tel rapport existe déjà peu ou prou, quitte à devoir le toiletter avant de nous le fournir.

Merci par ailleurs de transmettre notre plein soutien aux services concernés et actuellement en première ligne pour résoudre cette difficulté particulièrement énergivore et irritante. 

Bien à vous, 

Quentin le Bussy et Elena Chane-Alune pour Vert Ardent

Meyerode 1989, 30 ans de foulard, 0 regrets

C’est confus, lointain… mais intact. Dimanche passé j’ai conduit Judith et Lorraine à leurs camps Louveteaux et Baladins. La salle un peu défraîchie, le cagnard et l’allée encailloutée, les mômes qui s’éparpillent façon puzzle en oubliant que tu es là… tout me ramène à mes propres années comme animé, tout m’invite à rester là, quitte à dormir à la fraîche sur un mousse, je ferais bien la vaisselle et les corvées rien que pour rester un peu, mais je sais que « ça » n’appartient qu’à eux, les animés, les cuistots, les chefs, alors je les chéris et je leur lâche la main, quémandant un baiser alors qu’il ne me sera donné qu’un clin d’oeil.

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Hollange 1988 – Oursons de Vaux-ss-Chèvremont

Ça remonte loin: Vaux-sous-Chèvremont, la rue des Combattants, le local « Oursons » d’un côté de la rue, le local Louveteaux et son énorme porte verte « La Force du Clan c’est le Loup, la Force du Loup c’est le Clan » que je n’ai jamais osé franchir, « Bouba » et son blouson, Jean-Luc (?) et sa moustache qui avait été récupérer dans le bus (ô miracle) le sac de piscine qu’un baladin avait oublié dans le 31 vers Chaudfontaine, le Parc Hauster et sa maison hantée (les Thermes), le chemin du Calvaire jusqu’à Chèvremont, l’immensité de la Basilique, la petite Chapelle et ma première nuit d’animé dans la crypte (inoubliable…). Mon beau nouveau foulard marron liseré blanc, les Catin, les Dorbolo, les filles Merker, Gaëtan (?), Wardin…
Puis le camp louveteaux annulé (à en chialer), le débarquement en catastrophe en foulard rouge et gris, après coup de fil maternel à Akéla-de-la-Rue-de-la-Forge, les bleus et Anne-ma-première-sizenière, Sahi qui m’avait à la bonne. Gauthier débarqué lui aussi en catastrophe à Herresbach avec Campa, l’éternel Campa.
Les camps d’août, l’heure camp et la nuit qui tombe vite, si vite…

Frandeux 1990, Lochti, Jacala, Christophe, Akéla pour sa der, Manu et ses petits plats mais aussi « allez mets tes pompes on va aller courir » pour mettre fin à des chambards dignes d’Homère, Raksha un coup pour soutenir un coup pour consoler (ça lui semblait si naturel…), Aphazali et les frères Cortès, les Massez, Fifi et Loulou, Cassian et David, évidemment, à la vie à la mort. J’étais « Vert » autant qu’on pouvait l’être, « toujours plus fort(s) ». Chil et mon petit boentje, les journées sportives à tu et à toi avec Juan, les concours cuisine lors desquels j’étais si fier d’être de ma connivence avec les cuistots. Fredericks, Goldman, Jones… et Bruel, qui me suivront depuis lors partout, d’actes manqués en voix cassées.

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Frandeux 1990

Troupe, 1993, le drame de Thierry qui fait pleurer ton frère, vertige et tremblements. Froidfontaine, les Vikings, Schoebzy dans son style inimitable, Husky le jumeau de Labra, Marc-An indéchiffrable… et du muscle à la tonne, 40 bonshommes, 0 nanas à l’horizon, ouch.
Les Pyrénées 1995, Crasse-Tignasse, 6 jours de Hike en tout, 3 à pieds, 3 en vélo (par le col du Chioula), le staff maousse avec Bouquetin, Tarpan, Belette, Geoffroy qui monte Montségur sur l’épaule du même Tarpan (!), la montée des Promesses et la nuit tout là-haut, dans l’alpage, sous l’orage (!!) et le tapis de sol, collé à Hibou, les discussions sans fin avec Fouine (Corwin et Ambre), Didier « Paradise Lost » et Daguet « autonome » (?), Marabout et son bon sens légendaire (!!!), Raafat et son seau, PiJu, la Patrouille des Aigles, Taz oublié au sommet, Wapiti-le-Raoul-du-Feu, l’ascension-redescente de col de la patrouille des Cerfs avec un fond de brumisateur pour seule ressource en eau (!!!!). Abeille et le club des « 1980 », la testostérone façon Napalm de Sommerain et le Parcours Vert de Solwaster.

Coopération, ressources physiques et mentales, camaraderie, dépassement de soi, émerveillement, éveil à la différence… Sourire et chanter même quand c’est dur (surtout quand c’est dur, en fait, sinon à quoi bon), grandir sans avoir ses parents dans le champ de tir, avec des mentors plutôt que des tuteurs…

Je vous épargne mon passage de l’autre côté du miroir, animateur puis parent, porté vers d’autres regards et responsabilités… Mais vous parents, je vous invite, même si vous êtes dubitatifs, surtout si vous êtes sceptiques, n’en avez jamais fait ou ignorez ce que vos mômes pourraient bien y trouver, à donner à vos minots cette chance inouïe, de rencontres fructueuses et extraordinaires, de rires indescriptibles, de leçons « de la vie » et pas de livres, de vivre les mouvements de jeunesse.

De passer des jours et des jours sans écran (si si si), sans que ça les froisse le moins du monde, de les voir grandir si bien, débrouillards et sûrs d’eux-mêmes. S’ils sont spontanément faits pour ça ils vont s’éclater à un point qu’il vous très difficile de même concevoir, s’ils ne sont pas directement portés à ce genre de loisir… ça leur apportera plus encore, dans leur rapport aux autres notamment.

Maman, Papa, Bouba, Akéla, Sahi, Tamanoir, Belette et tous les autres… de ces 30 années de scoutisme je ne regrette pas une miette, n’oublie pas une image, ne renonce à aucun visage… et chaque souvenir conserve la saveur du premier jour, le parfum subtil d’une certaine idée de la liberté, de la jeunesse et du bonheur. La moindre braise, le moindre feu brille et chauffe en mon cœur d’une chaleur et d’une lumière à bien des égards éternelles…
Merci pour ça… et à très vite pour de nouvelles aventures.

Quentin~Mangouste

9eOM-7eOM-XIIe Légia-2eOA

Le décumul a bon dos…

Soyons clair: je milite pour le décumul intégral, partout, tout le temps. Parlementaire est un métier à temps plein, bourgmestre et échevin également (à quelques exceptions près). Mais la valse des tartuffes suite aux dernières élections vient de prendre un tour plus abject que jamais.
On avait déjà eu les je suis candidat mais je ne siègerai pas.
On a eu ensuite la mesure des taux de pénétration (le concours de qui a la plus longue…) pour les partis traditionnels au parlement wallon.

On a désormais la cerise de la mufflerie des barons locaux à cheveux blancs. Le cumul n’est jamais positif à mon sens, loin s’en faut, mais il est assez significatif que certains puissent déroger… mais pas des femmes, mais pas des jeunes, mais pas dans les zones urbaines.
Il est difficile d’intéresser les « jeunes » à la chose publique: pourquoi donc ne pas leur barrer la route quand l’occasion se présente?
Il est difficile de promouvoir la présence de femmes en politique, dans nos assemblées ou Collèges: pourquoi donc ne pas leur barrer la route quand l’occasion se présente?
Il est difficile pour les habitants des zones urbaines (54% de la population wallone, une peccadille qui n’a même pas de ministère…) d’être correctement représentés: pourquoi donc ne pas leur barrer la route quand l’occasion se présente?

Je salue la décision de Laura et Julie de se consacrer à leurs Villes, à leur passion politique, à Seraing et Liège mais j’exècre absolument les raisons qui les ont contraintes à ce choix.

Hors-Château sans voitures pour l’été 2019? A tester…

Constatant une congestion automobile assez importante et quasi permanente en Hors-Château, nous avons envoyé Laura Goffart, Elena Chane-Alune et moi-même une question écrite suggérant de procéder cet été à une phase de test… qui rejoint, pour la petite histoire, les propositions N°162 et 757 de Liège 2025 (aujourd’hui très largement plébiscités).

Voici donc notre question écrite, vivement la réponse… théoriquement endéans trois semaines.

Bouchons quotidiens…

M. le Bourgmestre,

La belle saison arrive et l’été est à nos portes. Qui dit belle saison dit “haute saison” touristique et neuf semaines de vacances scolaires. Il y a quelques années vous aviez fait droit à la proposition de “rues à jouer” au travers d’une expérience-pilote et c’est une nouvelle expérience-pilote que j’entends vous suggérer!

Je constate régulièrement, en semaine scolaire mais lors des week-ends également, une congestion complète des rues Hors-Château et attenantes (Potay, Crèvecoeur, St Thomas, Delfosse) ce qui provoque, outre la pollution atmosphérique, bien de la gêne pour les riverains comme pour les nombreux visiteurs. L’on sait depuis toujours que ces rues du coeur historique ne sont pas configurées pour recevoir l’important charroi actuel, j’en veux pour preuve la dégradation rapide des revêtements pavés. La mise en piétonnier voire en semi-piétonnier semble à cet égard “inscrite dans les astres” tant le statu quo est inenvisageable à moyen terme, d’autant plus avec le bouleversement des plans de circulation lié à l’arrivée du tram.

Je vous propose donc la mise en piétonnier de cette zone à titre de test pendant les vacances scolaires 2019, période de l’année où la circulation est moindre vu l’absence de flux liés aux neuf établissements scolaires.

– Cette mise en piétonnier devrait évidemment être suivie de mesures d’exception, transitoires et d’accompagnement pour les véhicules de secours et de service (Police, Pompiers, fourgons cellulaires), les transports en commun et permettre des plages de livraisons pour les commerces riverains.

– Cela permettrait d’évaluer l’intérêt de la mesure, ses limites spatiales, les difficultés des usagers (habitants et commerçants au premier titre) dans un période propice à la détente

– Une mesure avant/après de la pollution de l’air (notamment particules fines) donnerait aussi de précieuses indications sur les conditions sanitaires auxquelles sont habituellement confrontés les quelques 5000 élèves de la zone, habitants et usagers.

Eléna Chane-Alune, Laura Goffart et Quentin le Bussy pour Vert Ardent

2019, les enseignements

Le temps de digérer, puis le temps de l’analyse. Si vous le voulez bien je vais allez du général au particulier, il y a plein de choses à (essayer de) comprendre, et j’en tire personnellement plusieurs conclusions.

1. J’aime mon pays, une partie de ma famille est flamande, mais je suis aussi grave que lucide à ce stade. Je m’attendais à ce que le pays soit divisé et difficilement gouvernable, mais c’est infiniment pire que ça. La stratégie de pourrissement (je vous épargne le topo complet) arrive à ses fins avec une situation fédérale inextricable. Les options politiques et opinions publiques sont largement divisées, et je pense que nous avons atteint le stade que les avocats et juges appellent « désunion irrémédiable » dans le cadre d’une procédure de divorce. J’entends déjà les appels à l’union des démocrates, notamment flamands… qui nous a amené si proches de l’abîme et a renforcé les extrêmes depuis 20 ans et l’implosion de la Volksunie. Il faut du courage et dire les choses: on passe plus de temps à se disputer sur des vétilles linguistiques, communautaires et régionales qu’à régler nos problèmes essentiels (fin des ressources, climat, chômage, mobilité, logement, justice), et ça suffit Ma conviction depuis longtemps est la suivante: je préfère un divorce propre à une agonie longue et douloureuse. Je préfère que nous restions ex-s et bons voisins que mariés à nous jeter des assiettes de porcelaine à la figure: on peut se séparer de manière civilisée, sans gosses qui ont peur, café sur le plafond voire sang sur les murs. Partageons ce qu’il reste du trousseau et les souvenirs de famille, car si nous attendons encore il n’y aura un jour plus à partager que les cendres de la maison commune. Un Etat est une construction humaine, politique: nous la percevons erronément comme allant de soi, comme éternelle, alors que rien n’est plus faux, les Etats naissent, grandissent, s’étiolent et meurent. Alors, fail pour fail, « fail fast » c’est toujours mieux (je lis les lettres de Roald, et c’est une punchline bien connue dans le monde de l’entreprise).

Deux scénarii pour ce faire:
– le confédéralisme « à 4 » entités équipollentes: Flandre, Bruxelles, Wallonie, Germanophones. Ceci me semble d’autant plus faisable que la région bruxelloise a acquis durant la dernière décennie une maturité jusqu’alors jamais atteinte, avec ses propres choix, ses propres aspirations. Flandre et Wallonie admettent s’amputer mais saisissent leur destin.
– le « scénario slovaque » de séparation pure et simple, avec le droit des peuples à décider d’eux-mêmes.

Pour les Wallons, ça voudrait probablement dire bouffer de la vache enragée pendant 10 ou 20 ans. Autant savoir, dire les choses telles qu’elles sont et assumer.

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2. Banalisation à droite
Les libéraux et chrétiens-démocrates flamands et plus récemment les libéraux francophones ont adopté une rhétorique qui emprunte largement au vocabulaire et postures de l’extrême-droite, parfois par pur opportunisme, parfois en voulant/feignant la combattre. C’est plus qu’une erreur, c’est une faute, et à l’instar de Sarkozy, les mêmes causes entraînent les mêmes conséquences. Dans un premier temps la droite siphonne son appendice extrême, puis par la suite les électeurs reviennent au bercail avec une légitimité accrue, la droite classique fait siens et répété les mots de l’ennemi. Or il ne doit s’agir de débattre avec l’extrême-droite, mais de la combattre. J’invite très sincèrement mes amis libéraux à s’interroger sur le « virage conservateur » de ces dernières années. Il n’est jamais trop tard pour un aggiornamento.

3. Je suis assez estomaqué de la naïveté de certains partis sur les réseaux sociaux. Nous sommes DES ANNÉES après Obama, après Trump, après le Brexit même… et le niveau d’amateurisme est assez sidérant. Pour utiliser Facebook à des fins professionnelles (et de manière très artisanale), j’étais persuadé du rôle cruciaux des réseaux sociaux dans cette élection, beaucoup plus que pour le scrutin local qui concentre moins de moyens et moins d’attentes. Il y a aussi une question de moyens, mais normalement l’absence de moyens amène à la créativité, pas à la passivité; et le VB sort d’années très fâcheuses en nombre d’élus, je suppose qu’ils ont misé gros sur leurs relativement faibles moyens… pari gagné.
Le fait que ça leur oeuvre les portes du Palais me glace le sang.

4. Nous nous apprêtions à vivre 5 ans sans élections, ce qui est inédit depuis 1830. 20% des wallons n’ont pas voté et le politique est plus démonétisé que jamais. Faute d’avoir des communes qui organisent elles-mêmes la démocratie participative (même si ça se produira ça et là), je pense que c’est la société civile, associative, qui pourrait faire vivre le débat démocratique… C’est en tout cas ce que j’espère, parce que si on dit aux gens de la fermer pendant 5 ans, j’ose à peine imaginer les résultats…

5. Vu les forces en présence au parlement wallon, je sens venir lancé comme un train de marchandise le « There is no alternative » wallon, entre un PTB qui va vouloir faire monter les enchères jusqu’au ciel, un MR qui va se faire couleur muraille gentils quémandeurs et le PS qui finira par expliquer la bouche en cœur que gouverner avec le MR est la seule voie possible (ce qui fera rigoler malade les acteurs de la série wallonne « Publifin » dont on attend la prochaine saison avec une impatience malsaine) alors que c’est surtout la seule bipartite possible. On a déjà vécu cette pantalonnade à Liège, on a du fil blanc en stock si besoin pour la couture… Or désolé mais faire « une contre-nature » (copyright Laurette) à l’heure de l’urgence climat, merci mais non merci.

6. Le cdH wallon peut bien aller mettre une bougie à Banneux en remerciement pour le « tractgate » écologiste de Saint Josse. Des retours que j’en ai eu il semble évident qu’un électorat centriste/rural a opté pour le cdH par prudence alors qu’il s’apprêtait à voter Ecolo, et dans plusieurs circonscriptions l’effet est immédiat. Ecolo a évidemment des sensibilité différentes à Bruxelles et en Wallonie sur ce genre de questions, exactement comme les autres partis (!!) mais la séquence fut désastreuse alors que jusque là les attaques essentiellement venus du MR avaient surtout tendance à nous galvaniser. Cette affaire a fendu l’armure et affaibli l’ensemble. C’est triste pour nombre de candidat.e.s wallon.e.s qui prennent ainsi une balle perdue, et surtout pour les propositions qu’ils portaient.

7. Le principal effet en sera de… freiner voire reporter aux calendes grecques la nécessaire recomposition à gauche. Le PS n’est plus « LE » parti de gauche, mais l’un parmi les trois, or une répartition des forces plus panachée aurait contraint à un dialogue accru. Sauf à imaginer un gouvernement wallon PS-Ecolo-PTB, ça restera une occasion manquée…
Nous trois ne pouvons plus, je pense, nous regarder dans ce « mexican standoff », mais apprendre à bosser ensemble.

8. Toujours à gauche, je pense qu’on peut tirer deux conclusions fortes de la campagne du parti socialiste. Primo: la capacité de mobilisation et la résilience du PS sont effarantes. Après des affaires (passées, en cours, futures), le PS conserve son électorat captif, son maillage appuyé sur le local, des énergies individuelles comme collectives considérables. Mais il y a un mais: le score du PS le renforce en la circonstance, mais c’est son plus bas historique depuis quasiment un siècle, et les temps sont probablement mûrs, là aussi, pour un véritable changement de cap. Lire la dernière déclaration du Bourgmestre de Seraing laisse à ce sujet rêveur…

9. Je parlais de « mêmes causes = mêmes conséquences » à propos de Sarkozy et l’extrême-droite. Ceci s’applique aussi à gauche, évidemment et singulièrement à l’émiettement des voix.
* Un exemple « macro », en France pour les européennes: ensemble EELV (qui a pourtant bien scoré), PS-ND, Générations, France Insoumise et PCF auraient fini… premier parti, et gagné bien des sièges (et se seraient épargné de la concurrence inefficace pendant la campagne).
* Deux exemples « micro » (qui n’a rien de nouveau): à Liège le Mouvement Demain a présenté une liste composée de gens assez formidables mais n’a pas su obtenir 1%, concurrençant Ecolo sur sa gauche, mais sans aucun effet électoral et avec une grosse perte d’efficacité mais heureusement sans conséquence en sièges. On avait déjà eu exactement le même problème en 2018 avec Vert Ardent/Vega qui avait coûté 1 siège aux écologistes liégeois (comme en 2012, même si là les différences étaient plus marquées et l’existence de deux listes plus compréhensible/justifiable). Plus heureux: les extrêmes-droites wallones font ce genre d’erreur exposant x en éparpillant leurs voix sur une multitude de listes… alors qu’ensemble ils obtiendraient un élu sans coup férir (puissent-ils ne pas me lire).
Lisez-moi clairement: les querelles d’égos qui font perdre le collectif, ça me réjouit à droite, mais à gauche franchement ça m’énerve au-delà de tout…

10. J’ai quand même un gros motif de satisfaction et il tient essentiellement aux nouvelles élues et nouveaux élus: on assiste, pour mon plus grand plaisir, à une féminisation et à un rajeunissement des cadres. J’y vois un motif d’espoir – la génération climat, c’est eux -, j’espère que les matinales pourront changer d’invités avec une meilleure variation des profils…

11. Et pour finir je suis heureux de « mon » score. Je pense avoir fait le job de soutien demandé et les 1747 votes exprimés s’accompagnent d’autant de « mercis ». J’aurais probablement pu faire davantage, mais je ne suis décidément pas un spécialiste des campagnes de printemps, je suis meilleur en automne… vivement 2024 ;-)!

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Moreau, Fourny: même combat

Ces derniers jours un fait me saute aux yeux et il m’étonne que ce ne soit pas (encore) relevé: il y a d’énormes points communs entre les destins et les actions de Stéphane Moreau et Dimitri Fourny.

Alors que c’est comme candidat aux élections communales voire comme Bourgmestre que Dimitri Fourny est inculpé, celui-ci… ne se réprésentera pas au parlement wallon, mais reste Bourgmestre prorogé. Kamoulox?
Lorsque le paquebot Publifin s’échoua sur les hauts-fonds des Comités de Secteur (puis toutes les avanies qui suivirent), Stéphane Moreau décida, de… quitter le mayorat d’Ans (et le PS). Re-kamoulox?

Dimitri Fourny se retire de la vie parlementaire
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crédits photo: SM-Le Soir; DF-RTBF

Is greed good? Power is.

Ce genre de pas-de-pas-tellement-de-côté relève de l’entrechat de ballerine plutôt que du changement de voie. Comme le prophétisait la vidéo satirique de Philippe Lamberts, il s’est agit, ce week-end comme il y a deux ans, de sauver les apparences sans rien lâcher sur le fond. Je me souviens avec une certaine émotion du « j’en ai marre des parvenus » d’Elio di Rupo qui date de 2006; tout comme de la prise débranchée par Benoît Lutgen dans un coup de sang estival de 2017 pour se débarasser d’un PS englué dans les affaires.
Faudrait-il que tout change pour que rien ne change?
A ce stade on en est exclusivement dans le rien ne change.

No rules, no party

Ce qui interpelle encore plus dans les comportements de ces deux politiciens expérimentés et matois, c’est le choix du pouvoir et de l’argent, et le ponce pilatisme de leurs partis respectifs. Dans les deux cas c’est la fonction la plus stratégique et/ou la plus rémunératrice qui est conservée, même et surtout si c’est celle qui pose problème. Moreau conserve Nethys, le salaire qui va avec et l’orbite complète qui s’y rattache. Fourny reste au coeur du problème, avec pignon sur rue au sein de la cité chestrolaise… et conservera son indemnité de sortie parlementaire!
Qui peut douter du pouvoir local intact dans le chef d’un toujours Bourgmestre, issu du plus gros parti du Luxembourg? Qui a douté un seul instant de l’influence intacte de l’ansois dans l’orbite liegeoise et ses rouages? En Commission Parlementaire Publifin, le député Fourny avait fait étalage d’une grande emphase, une emphase de spécialiste à n’en point douter. Dans un cas comme dans l’autre le MR regarde passer les trains avec une apathie stupéfiante… Pour ces trois partis, il s’agissait évidemment de difficultés, mais aussi d’opportunités à saisir.
Mais non, entre festina lente et courage fuyons.

On voit bien ces carences à trois endroits au moins:
– dans le CA actuel de Publifin, incapable de mettre en place les recommandations issues de la Commission d’Enquête Parlementaire.
– dans l’incapacité de la Ministre De Bue à s’imposer dans le dossier Publifin, au titre de tutelle et sur base du même rapport
– dans les règles internes des partis concernés, rien ne permet d’espérer que de telles accumulation de pouvoir et de moyens ne se reproduiraient pas.

Récidive, pas de surprise

Dimitri Fourny avait été agrafé au porte-manteau (notamment par L’Echo) dans le dossier de l’intercommunale luxembourgeoise Vivalia, sans conséquence politique notable. Je ne vous rappelle pas le CV de Stéphane Moreau, mais simplement l’épisode des Thénardiers de l’ALE narrés notamment par Médor, entre autres dossiers.
Avec les affaires Publifin et Neufchâteau, on assiste à la continuité d’un système auxquels les partis concernés n’ont jamais jugé utile de mettre un terme, en sanctionnant voire en sacrifiant les indélicats. PS, cdH et MR pavent la voie aux populismes de tous poils, à l’antipolitisme par manque de courage politique et par vue à court terme. Nul n’est immunisé aux dérapages individuels, mais si les faits commis ne débouchent pas sur des sanctions, d’où donc pourrait venir le changement?

Récidive. Cumuls. Pouvoir. Argent. Attitudes matamoresques.
Et toujours bien là, bien droits, bien en vue, bien en place.
Ce n’est pas un hasard, c’est un système.


Interventions du #ccLiège: St Léonard, églises liégeoises, Amercoeur et Grivegnée

Lors de ce #ccLiège j’ai malheuresuement dû passer mon tour d’interpellation, puisque celle que j’avais déposée pour interroger le Collège sur le « bilan social et artistique » de la faillite des Ateliers d’Art Contemporain (AAC) a été… égarée par les services. QU’à cela ne tienne nous y reviendront en mars… Résultat de recherche d'images pour "quentin le bussy liege"

 

Mes quatre interventions du jour: parcage et sécurité à St Léonard, fabriques d’églises, PCA d’Amercoeur, pocket park de Grivegnée-Bas.

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Climat: les derniers convaincus… sont les bienvenus (mais ne prenez pas les gens pour des quiches)

Crédit photo: Ville de Liège

Après la « vague verte » des élections d’octobre, dans la foulée de la manif « Claim The Climate » du 4 décembre qui mobilisa probablement près de 100.000 personnes, au cœur du sillon des #Rise, des #Claim et des #Youth, après le discours du roi… on voit fleurir au sein du monde politique, dans les médias et sur les réseaux sociaux, des générations spontanées d’écologistes récemment convaincus (même s’il reste de-ci de-là une demi poignée d’irréductibles climato-négationnistes).

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Un site de Cédric Lemaire