J’étais abonné au Soir, aujourd’hui c’est flou…

J’ai le souvenir cinglant d’un petit matin blême et frisquet, au milieu des années ’80s: arrêtée moteur tournant sur la Place de la Liberté de Grivegnée, ma mère ouvre la portière de notre Opel Kadett trois-portes-café-au-lait et me met une pièce de 20 francs belges en mains. Une grosse pièce lourde et épaisse, du genre pas si courante dans mes mains (la pièce de cinquante n’existe pas encore…), avec des petits traits sur la tranche, une branche un peu bizarre sur le côté « pile » et le Roi qui a l’air presque chauve sur l’envers (il est, en fait, jeune et gominé). « Papa va partir en rappel, achète-lui le journal« . Je devais avoir 6 ans et j’allais tout seul acheter LE journal (j’ignorais même qu’il y en existât d’autres) au Monsieur gentil mais un peu ermite de l’aubette à journaux; j’allais devoir parler poliment et payer. Tout seul. « Bonjour Monsieur, puis-je avoir Le Soir s’il vous plaît?« . Je repartis fier comme Artaban, alourdi d’un grand et précieux broadsheet, tenu de mes deux petites mains à la fois fières et inutilement obséquieuses.

lire la suite »

Que faire de nos églises (vides)?

Je ne vous étonne plus en parlant du patrimoine liégeois. Parfois pour gueuler m’indigner, souvent pour tirer la sonnette d’alarme, ou encore pour proposer des solutions concrètes. Cette fois je veux éviter à des « vaisseaux de pierre », nos églises, de rester vides et proposer pour certaines d’entre elles de nouvelles fonction, c’est à dire une nouvelle vie.

http://www.sarlat.fr/marche-traditionnel/

lire la suite »

Place des Déportés et Rue Mère-Dieu, une petite réaction s’impose…

Je vous retranscris in extenso deux questions écrites transmises ce 10 octobre au Directeur Général, à destination du Collège. Deux sites et fonctionnalités très différentes, mais qui ont en commun leur triste état d’abandon.

PRIMO – La « rambarde » anciennement couverte de cuivre entre la place des déportés et le Quai St Léonard voit passer des milliers de piétons chaque semaine: passants, usagers des bus (deux arrêts pile en face) et badauds de la Batte. La situation se dégrade mais on ne peut pas faire ce que l’on veut (il s’agit d’une oeuvre d’art et non d’un simple aménagement), je propose donc qu’on consulte les architectes qui l’ont conçu pour en imaginer un futur « chic et pas cher »: Beguin, Massart et Baumans.

SECUNDO – La dalle située entre le Musée de la Vie Wallonne, la Cour des Mineurs et l’échevinat de la jeunesse, rue Mère-Dieu, avec accès par Hors Château est à l’abandon et insécurisée. Difficile de dire s’il y a un projet pour ce lieu, ou pas, alors que les opportunités et fonctions potentielles ne manquent pas (économie, tourisme, animation, culture), en lien avec les autres espaces adjacents (outre ceux déjà cités, la Place du marché, Neuvice, les Côteaux, la Place Tivoli sont tout proches…).

lire la suite »

Propreté à Liège: St Léonard… et tous les autres quartiers de Liège

Longdoz

En juin j’interpellais le Collège communal et plus particulièrement l’échevin Schroyen sur la propreté dans le quartier St Léonard: en effet les dépôts d’immondices variés y sont en recrudescence, et si ce n’est pas le sujet le plus folichon du monde, il n’en impacte pas moins directement le quotidien de milliers de liégeois.

On peut aussi essayer d’en sourire… ici à Bruxelles

lire la suite »

Liège 2.0, work in progress… il y a encore du travail!

Même avec de bons yeux et de petits doigts, difficile de surfer et trouver l’information…

Cet été je cherchais sur mon smartphone des informations sur le site de la Ville pour… répondre à une question d’un citoyen sur le nettoyage des Côteaux de la Citadelle, posée via twitter. J’ai fini par trouver et répondre, après avoir dû me résoudre à repasser devant un écran de bureau malgré mon habitude à utiliser ce genre de produit et une vue qui ne baisse pas (encore…). Le constat était clair: alors que le nombre de connexions mobiles explose et que les usagers recherchent des informations en continu, la Ville n’a pas de site dit « responsive » en langage informatique, c’est à dire qui s’adapte de lui-même à la configuration de l’utilisateur.

lire la suite »

Hollande et le tyran de Syracuse

Voilà bien un sujet que je ne comptais pas traiter en ce décembre de bonnes résolutions avant l’heure; lire: écrire davantage, fut-ce brièvement, et principalement sur la tenue au jour le jour de mon mandat de conseiller communal. Soit.

Ce soir François Hollande a annoncé ne pas se représenter à la présidence de la République Française. francois_hollande_2015-jpegC’est l’aveu d’un échec patent, c’est aussi le renoncement d’un homme qui aura relevé la fonction après l’épisode sarkozyste, en même temps que de contrevenir tout à la fois à ses principes de gauche et à ses promesses de campagne de 2012. Je fus de ces naïfs – l’étions nous vraiment? auquel cas nous fûmes nombreux – a voir donné du crédit à son discours du Bourget, celui qui convainquit nombre de probables abstentionnistes que le « Tous Sauf Sarkozy » s’embellirait de leurs voix deux dimanches d’affilée. Las, la contamination néolibérale était bien puissante et Hollande se vautra des les turpitudes de l’austérité, Europe aidant, conseillers ne payant pas, Europe technocrate en aiguillon. Il se rêvait un bilan « à la Schroeder », même si sa postérité libère quinze ans plus tard en Allemagne, de working poors en Alternativ fur Deutschland, son lot de fruits amers (ces cols bleus déclassés sont les mêmes que ceux qui votèrent Trump dans la Rust Belt…). L’histoire jugera.

lire la suite »

Au #ccLiège de ce soir, on parlera cantines bio: signez la pétition!

Tout ceci n’est pas le fruit du hasard. Depuis 10 jours une pétition cosignée par cinq conseillers

Image (c) Reporterre

communaux liégeois, de cinq partis différents (de la majorité comme de l’opposition), circule pour mettre la pression sur l’échevin de l’Instruction Publique, Pierre Stassart, qui ne brille généralement pas sur les sujets de l’innovation et du progrès.

Vous la trouverez en cliquant sur cet hyper-lien.

lire la suite »

Taxe urbaine non-ménages illégale à Liège: contestez-la!

En janvier dernier les indépendants (tant à titre principal que complémentaire), commerçants, professions libérales/médicales et entreprises TUNM_ecoloont reçu leur avertissement-extrait de rôle de la « Taxe urbaine non-ménages« , censée représenter leur contribution notamment à la propreté des espaces publics (mais pas exclusivement). Ça m’a donné l’occasion d’interpeller deux fois: d’abord pour connaître les intentions de la Ville à propos de cette taxe injuste (elle frappe identiquement le gros comme le petit, pour faire très bref, plus de détails dans mon interpellation) puis le mois suivant sur les conséquences de la condamnation en appel (2e degré de juridiction, qui confirme le jugement d’instance), sur la réaction de la Ville.
Celle-ci pratique, dans les faits, une certaine forme de guérilla fiscale… alors qu’à l’occasion de ce jugement une « Paix des Braves » aurait pu être trouvée sans que personne ne doive se dédire.

Résumons-nous: les habitants de Liège paient une « taxe urbaine » de 140 € (ménages) ou 85 € (isolés) pour l’évacuation des immondices. Il est logique que les non-résidents contribuent aussi à la propreté de la Ville: c’est un principe logique et indiscutable. Ce qui pose problème, dans ce cas – et c’est ce qui est condamné par la justice – c’est qu’un dessinateur ou une modiste en activité complémentaire (qui ne créent quasiment pas de déchets) paieront le même montant qu’une grosse société qui produit une grande quantité de déchets (qu’elle évacue par ailleurs à ses propres frais et pas dans des sacs jaunes mais ce n’est pas le débat.
Ce n’est pas proportionné, ce n’est pas juste, ce n’est pas équitable: c’est illégal, tout simplement.

Entendons-nous bien: il s’agit d’un combat de justice fiscale, d’équité, pas de faire payer moins certains au détriment des autres. C’est aussi le parallèle d’un combat cher à Ecolo et qui vise à faire de Liège un vivier d’activité, une Ville qui soutient celles/ceux qui créent et s’engagent, dans tous les sens du terme: les artistes, les associations et donc aussi les entrepreneurs). C’est d’autant plus vrai si ce sont des emplois durables, non-délocalisables et c’est de cela qu’il s’agit pour des centaines de petites sociétés, de petits indépendants qui paient leur du et en s’évadent pas vers le Panama.

lire la suite »

Doyenne: à Liège et Bastogne, rendez Liège

Ce dimanche a vu se courir la 102e édition de Liège-Bastogne-Liège,LBLback course centenaire dans les dates et dans les éditions. Ce fut, de mémoire de suiveur, l’une des plus dures et des plus ennuyeuses qui soit. La faute au temps, qui rendit prudentissimes les plus ambitieux et refroidit les plus vélleitaires, écrémant largement le peloton? La faut à l’organisation, aussi, qui transforme la Doyenne en une vulgaire course de côte avec l’abnégation de Sisyphe. A conditions semblables, le morne télé-crochet d’hier contraste avec Hinault qui colla 9 minutes à ses suiveurs, en  1980. Sans remonter à une époque « sans oreillettes » et au Stockeu cher à Merckx, on doit constater que les plus belles victoires de ces dernières années ne s’écrivirent pas dans la dernière rampe d’Ans: Andy Schleck dans la Roche-aux-Faucons, Frank Vandenbroeck dans Saint Nicolas, qui fut plus souvent le théâtre de coups d’intox ou davantage (Berzin, Gianetti, Vinokourov… pour se remémorer les épisodes les plus troublants de l’histoire récente). Sportivement peu propice aux explications, médiatiquement médiocre  et historiquement incomparable: l’arrivée de Liège-Bastogne-Liège à Ans doit être abolie, et sans délai, c’est la course elle-même qui l’exige. On n’aborde pas une course d’usure comme une course de côte et l’attentisme d’hier, comme un écho aux dernières années, le prouve avec éclat. Pour 2016 le coup est passé, spectacle inexistant: puisse-t-il entrer dans les mémoires comme le dernier d’une série délocalisée.

lire la suite »

On perd les soixante-huitards…

C’était une sensation de l’été 2015, c’est le constat de l’hiver 1997_earthling_cvr_fix_800sq2016: on perd les soixante-huitards. Je m’étais fait cette réflexion quand au seuil de l’été est décédé mon parrain – je vous parlerai de Mike plus loin – comme m’avait marqué le décès inopiné de mon oncle début 2010, à 63 ans. Aujourd’hui c’est Bowie et Lemmy, hier Joe Cocker, avant-hier Lou Reed. Ne reste plus guère que Iggy Pop, ou Renaud, ou Julien Clerc dans d’autres répertoires; et quand ils partiront nous serons un peu, beaucoup, orphelins.

lire la suite »

Un site de Cédric Lemaire