#ccLiège en livrestreaming + VOD, on attend quoi?

Ce mercredi soir, le « Café Numérique » de Liège inaugurait sa saison 2016. C’était aussi l’occasion d’un livestreaming,streaming1 ce qui veut dire en français que cette séance était visionnable sur internet à partir d’un ordinateur, tablette ou smartphone; et qu’elle est désormais visible en ligne a posteriori. L’idée, pour faire simple, est que les absents puissent également profiter du savoir échangé à distance et/ou plus tard. Pour résume « Café Numérique in Liège » est un groupement de jeunes et moins jeunes geek(ette)s qui on pour objectif depuis plusieurs années de mélanger actualité numérique, innovation et ambiance festive dans une foultitude de lieux à Liège (et ailleurs en Belgique comme ici, voire à l’étranger…). Sans subsides mais avec punch ils mettent l’agenda numérique au coeur de la cité (big up à l’équipe!) avec enthousiasme, et autour d’une variété de sujets avec le digital comme dénominateur commun.

J’en viens à mon énervement passager suivi d’un malaise bien réel: « Comment une petite association même pas subsidiée peut elle faire pour ses conférences plus et mieux que notre Conseil Communal de Liège, lieu démocratique sensé être LE PLUS proche du citoyen ». Pour parler franchement: je n’en reviens pas.

Au « #ccLiège » nos débats sont filmés pour la salle annexe mais ni enregistrés, ni retransmis où que ce soit. J’étais intervenu en décembre 2015 et streamingcafenterminé mon intervention par un « chiche » de bon aloi. La proposition, relayée par la presse locale, avait été jugée digne d’intérêt mais devait être validée, discutée sachant qu’un certain niveau de qualité est bien évidemment requis. Si on veut reprendre le dossier du début, cela avait été évoqué en début de législature (débat sur le réglement d’ordre intérieur ou ROI), puis rappellé il y a un an par mes soins après quoi un test fut fait en mai via RTC-Liège (malheureusement lors d’un #ccLiège qui ne restera pas dans les annalles, mais soit). Depuis, plus rien.

Je pense néanmoins que cela resterait une bonne initiative pour:
– rapprocher citoyens et élus.
– aviver la réactivité via les réseaux sociaux.
– décourager l’absentéisme (physique ou intellectuel…).
– encourager à des débats concis et qualitatifs.

Au niveau des écueils, je citerais:
– la crainte du coût: il y a déjà une prise de vue qui est faite, et avec une seconde caméra (budget déjà existant donc), l’ajout un second opérateur/trice (et son équipement relativement bon marché, on ne filme pas les Jeux Olympiques) semblent suffisant. Une caméra pour les conseillers, une autres pour le Collège et des pros aux manettes, une connexion: voilà qui suffirait amplement.
– la crainte d’un résultat « pas à la hauteur »: il y a suffisemment de professionels aguerris en Cité Ardent pour faire quelque chose de crédible.
– la crainte d’une « comédianisation » des débats me semble être un faux problème, pour finir. Les comédiens jouent déjà la comédie et il ne leur arrivera rien; les travailleurs travailleront et n’en changeront pas; au pire les absents s’en mordront les doigts, voire investiront un peu davantage de temps, de talent ou de cœur dans l’accomplissement de leur mandat.

Bref, bis répétita: chiche pour 2016? Le rapprochement avec la population (entre autres objectifs) est à ce prix…

 

« Qui veut réussir trouve un moyen,
qui ne veut rien trouve une excuse »

 

 

Un site de Cédric Lemaire