Propreté à Liège: St Léonard… et tous les autres quartiers de Liège

Longdoz

En juin j’interpellais le Collège communal et plus particulièrement l’échevin Schroyen sur la propreté dans le quartier St Léonard: en effet les dépôts d’immondices variés y sont en recrudescence, et si ce n’est pas le sujet le plus folichon du monde, il n’en impacte pas moins directement le quotidien de milliers de liégeois.

On peut aussi essayer d’en sourire… ici à Bruxelles

La voici in extenso:

 » M. l’Echevin Schroyen,
Depuis plusieurs mois et plus encore ces dernières semaines le quartier St Léonard et par
extension le quartier nord tout entier ploient sous la masse croissante des dépôts
d’immondices clandestins.
Cette problématique n’est pas neuve, pas plus qu’exclusivement réservée à ce quartier, mais
la recrudescence récente en nombre de dépôts, en volumes constatés, en masse, en
occurrences. Il devient difficile de circuler de plus que quelques rues dans le quartier sans
devoir contourner des dépôts tantôt malodorants, tantôt encombrants, qu’il s’agisse de
poubelles ménagères ou sèches.
La politique de gestion des déchets de Liège, déléguée à Infrabel, fait régulièrement débat,
faute d’une ambition volontariste de réduction des volumes, vu le prix des sacs, vu les taxes
notamment non-ménages, vu l’envoi des bons pour les ménages à un seul moment de
l’année…
A dire vrai les points d’entrée dans ce dossier sont nombreux et j’aurai l’occasion de vous
donner des pistes en réplique.

En attendant, pouvez-vous me dire:
– quelles sont les statistiques de signalements de dépôts sauvages, à St Léonard et
ailleurs à Liège?
– quels sont les dispositifs actuellement mis en place pour lutter contre ces faits et
quels sont ceux envisagés pour remédier à ce problème urgent?
– quels sont les plans d’actions multi-canal pour lutter de manière systémique contre
ce genre de faits?

Merci d’avance pour vos réponses. »

 

Après interrogation des voisins sur les réseaux sociaux, j’ai bien du constater que le problème était à la fois plus grave et plus étendu que je ne le pensais: la foule de témoignages, photos peu ragoûtantes à l’appui. Outre St Léonard en de multiples endroits, le Longdoz, le Chartereuse, Amercoeur semblent souffrir des mêmes maux.  La réponse qui me fut faite en séance n’était ni formidable ni indigne, mais en gros: « on fait beaucoup, tout ce qu’on peut », ce qui ne suffit manifestement pas. Ce n’est pas la première fois qu’on s’attaque à ce dossier (et rendons notamment hommage au travail opiniâtre de la conseillère Géraldine Blavier!)

Quelques éléments de rflexion/réponse, si le Collège souhaite se retrousser les manches:

  • le passage de la collecte de encombrants à 1x par trimestre au lieu d’1x par mois empêche une série d’habitants (particulièrement ceux qui quittent un logement) de s’en défaire dans un laps de temps et des conditions correcte; ceci est particulièrement visible dans les quartiers où l’on trouve des kots. Cette décision est récente et franchement discutable…
  • la distribution des bons jaunes en début d’année (janvier) met tous les nouveaux habitants de février à décembre dans une situation de coût et de dépendance, ce qui amène – à 10€ le rouleau – certains à opter pour des sacs moins chers même si illégaux.
  • l’absence de pédagogie est assez criante: pour un nouvel habitant quel qu’il s’oit, si on ne se renseigne pas de soi-même, rien n’est prévu pour informer (et a fortiori dans d’autres lan,gues que le français, or nos villes sont métissées par nature). Nul n’est censé ignorer la loi, mais manifestement le règlement communal échappe au sens commun
  • la forte rotation dans nos quartiers rend très difficile le travail de la Police (contrôle de domiciliations), mais aussi empêche l’évolution des habitants vers plus de civilité (on prend davantage soin d’un quartier où l’on vit durablement…).
  • il est difficile en ces temps de mobilisation »OCAM3″ de mettre sur pied les patrouilles mixtes qui permettent d’identifier et sanctionner les dépôts sauvages/clandestins; c’est d’autant plus vrai que les contrevenants laissent de moins en moins leurs coordonnées et que peu d’agents sont enclins à ce genre de mission particulièrement ingrate…
  • la politique de taxe urbaine et certainement de la taxe urbaine non-ménages n’incite absolument pas à la réduction des déchets, et c’est probablement le problème le plus fondamental.

Quelques pistes:

  • soutenir et fournir des idées au Groupe de Travail sur St léonard décidé par le Bourgmestre lors de la réunion du comité de quartier de novembre 2016.
  • contracter les services d’une application ou la développer en interne pour faciliter et fluidifier les signalements (aujourd’hui via mail et téléphone, suivi chronophage).
  • travailler avec les écoles sur le territoire de la Ville pour un véritable apprentissage de la propreté publique… Il y a 25 c’est bien à l’école que nous avons appris à trier (pour ensuite l’apprendre à nos parents…).

Franchimontois – Lamarck

Vieille Montagne

Ste Marguerite – Hocheporte

Bonne Nouvelle

Un site de Cédric Lemaire