Archives de la catégorie: Bonne gouvernance

Réglementation « Carré », qu’en penser? #Défi100Jours #49

Comme vous le savez, hier la Ville de Liège proposait au vote un règlement de Police conçu en concertation notamment avec le secteur HoReCa, pour enrayer la spirale négative de ces derniers mois, voire années: consommation ingérable d’alcool en rue (en bouteilles et canettes…), faits de violence, etc… J’avais déjà interpellé le Bourgmestre là-dessus il y a plus de six mois, et sa réponse disait, en substance « on va rencontrer les acteurs et travailler à une solution », comme vous pouvez le lire ici, ma petite camarade Géraldine intervenant plus largement sur l’offre sportive et culturelle en nocturne…

Il s’agissait donc pour chaque groupe politique présent au CC Liège de se positionner sur ce règlement, et pas sur autre chose. J’en ai néanmoins profité pour formuler un certain nombre de suggestions de nature à, je pense, prolonger la réflexion pour refaire un quartier dont les liégeois sont fiers et où ils se sentent bien.

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A Liège, pas de place pour Danton

 

« De l’audace,encore de l’audace, toujours de l’audace et la Patrie sera sauvée. »

J’avais renoncé à cet article concernant le casting du Collège communal liégeois , le fustigeant en vrac et sans arguments ad hominem. J’ai fini par y revenir au vu et au lu des réactions suite à l’échec de la candidature de Liège à l’Expo 2017. Je pouvais en garder le titre et y parler à double titre d’un mal bien liégeois même s’il n’est pas notre exclusivité: un certain manque d’ambition et une capacité d’auto-flagellation sans équivalent.

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[MàJ:16 Novembre 2012] BAJ: Retour vers le Futur…

Dire que les avocats ont cru la Ministre Turtelboom… Telle Canada Dry et un vrai Jim Beam, elle a l’allure, l’image, certaines attitudes médiatiques, mais le fond e ce qui fait un Ministre avec un M majuscule.

Il apparaît que le conclave budgétaire aie décidé de revenir sur les engagements du Gouvernement qui visaient non pas à maintenir le niveau de rémunérations des avocats pro deo, mais à freiner la baisse de leurs revenus – l’enveloppe des points BAJ étabnt fermée et NON-INDEXEE. On parle pour 2013 d’un point à 20 €…

Pour la bonne bouche, je vous ai fait un petit graphique éclairant ci-dessous, qui compare la rémunération d’une personne dont le salaire est indexé et un avocat qui travaille en pro deo pour le BAJ, à charge de travail identique, sur 3 ans, de 2010 à ce qui se prépare pour 2013… Ce serait super-poilant si ce n’était pas complètement effarant:

Cerise sur la gâteau, la TVA sur les prestations. Les entreprises la récupèreront et s’en ficheront comme d’une guigne. Et les particuliers justiciables, la classe moyenne qui n’a pas accès au BAJ, la madame-qui-divorce, le monsieur-qui-s’est-fait-renverser, les parents-du-gamin-turbulent… Ils paient ces 21% supplémentaires comment, en patates et en choux de Bruxelles?

Le salarié n’est pas « privilégié », son pouvoir d’achat n’augmente pas, il ne faut que suivre l’inflation… En 3 ans le trou qui s’est creusé est de 32%. Pas besoin d’en dire plus, je pense. Quoique, si: « Chérie, tu fais quoi en janvier? »

 

 

 

[MàJ: 9 Mai 2012 – Grève des désignations BAJ!!!] Salduz, la CEDH, la Belgique et le chèque en bois

Cette fois c’est fait: les Bureaux d’Aide Juridique (BAJ) francophones et germanophones cesseront les désignations à partir de ce mercredi 9 Mai. L’article ci dessous vous expliquera brièvement les étapes qui ont mené à une telle extrémité.

Concrètement cela signifie que les personnes devant bénéficier de l’aide juridique gratuite ne seront plus effectivement défendues (indigents, personnes en difficulté, isolés, allocataires, petits pensionnés, jeunes, étrangers, détenus…). Cela va immanquablement gripper le machine judiciaire au détriment de tous. Les acteurs de la Justice et certainement les avocats sont bien conscients de cela et à ma connaissance ne s’y résolvent pas de gaîté de coeur. Si la grève [que je me permets d’espérer totale pour être efficace, les exceptions ne pouvant qu’en diluer l’effet] s’enclenche c’est notamment faute d’écoute crédible de la part de la Ministre Turtelboom. Non contente de laisser brûler le monde pénitentiaire, elle brosse royalement les rencontres avec les barreaux réunis, s’engage du bout des lèvres à défendre au gouvernement la moitié (la moitié) du minimum minimorum. On a connu des pyromanes moins compétents et plus négligents (car hésitants). Les acteurs frisent l’apoplexie. C’est la grève.

 

[Article mis à jour 19/4] Avocats BAJ en grève?!

Vous l’avez peut-être lu dans Le Soir ou entendu à la RTBF : les avocats du Barreau de Liège (plus de 900 personnes) ont décidé, faute d’accord sur la revalorisation du point, de se mettre en grève de l’aide juridique (BAJ, anciennement Pro Deo) à court terme si le celui-ci ne retrouvait pas sa valeur d’il y a deux ans. Sans entrer dans le détail, une grève de cet ordre aurait des répercussion problématiques voire paralysantes pour le système judiciaire dans son ensemble.

Je ne reviendrai pas sur les conditions de rémunération des avocats, c’est l’objet de l’article ici repris et augmenté (cf ci-dessous donc ou encore ici). Au-delà de l’aspect apparemment technique voire bassement matériel de la démarche, il s’agit tout simplement du respect d’un métier et d’équité entre les travailleurs.

En bref:

– Le « point » est ce qui détermine le revenus des avocats qui interviennent dans le cadre de l’aide juridique, c’est à dire aident les plus démunis, les gens dans le besoin: le commun de mortel. Il est également censé couvrir les frais de l’intervenant: déplacements, courriers, timbres, etc…

– La valeur de ce point ne cesse de décroître: il a perdu 12% de sa valeur en 2 ans. Ce qui revient à dire qu’en faisant le même travail, un avocat va gagner pour 2012 12 % de moins qu’en 2010. Pendant ce temps l’inflation a été de 5,72%.

Faute d’indexation ça leur met 17,72% dans les dents (pardonnez-moi l’expression).

Qui en Belgique accepterait une telle perte de revenus? Quelle organisation socio-professionnelle accepterait sans réagir qu’on s’attaque aussi manifestement aux intérêts de ses affiliés? Employés? Ouvriers? Médecins? Architectes?
Personne, car personne ne mérite un tel traitement. Si leur revendication devait être entendue, ça ne leur ferait perdre, sur 2 ans, « que » la valeur de l’inflation, un gros 5%, faute de bénéficier de voir les prestations indexées.

Pour info, la « vraie » et légitime revendication des avocats est de fixer la valeur du point à 30 €, mais ils ne font pas grève pour cela, sachant que cela nécessite une phase de négociation au Fédéral pour passer la rampe. Ils font grève, avec tous les risques que cela comporte, pour pouvoir bosser et gagner leur vie dignement.

 

[Article initial] Salduz, la CEDH, la Belgique et le chèque en bois

 

Depuis le 1er janvier la Belgique s’est conformée par une loi à l’Arrêt dit « Salduz » de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. En substance, celle-ci impose que tout prévenu puisse bénéficier de l’assistance d’un avocat dès le début de sa détention provisoire et lorsque celui-ci est interrogé.

Ça implique la présence d’avocats ou leur disponibilité rapide dans tous les lieux du Royaume où un interrogatoire peut avoir lieu, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an.

En effet, crimes, délits, victimes et interpellations ne connaissent ni horaires de bureaux, ni week-ends, ni jours fériés. Cela se traduit en pratique par l’inscription d’avocats sur des registres de permanences, sur base volontaire. Ceux-ci sont rappelés  – il n’y a qu’un seul appel, il s’agit de ne pas le louper – si une personne a besoin d’assistance mais ils ne peuvent quitter la zone ou faire d’autres activités (pas de sortie, pas de sport, pas d’apéro, bref…). Ces permanences ne sont PAS rétribuées.

 

Travailler plus pour gagner moins

Pour bien comprendre pourquoi les barreaux francophones et germanophones cesseront d’assurer ces permanences au 1er Avril, il s’agit de bien comprendre la structure de financement de l’aide juridique en Belgique. Les interventions des avocats du BAJ (Bureau d’Aide Juridique) sont valorisées en points. La « valeur du point » est fixée annuellement, sur base d’une « enveloppe fermée », c’est à dire que quelque soit le nombre et le type d’interventions, le coût total payé par l’état ne changera jamais. Ce qui revient à dire: « au plus je travaille, au moins que je gagne« .

Un petit calcul simple, pour être plus clair:

– Année A: Budget 10000, interventions 1000, valeur du point = 10.

– Année B: Budget 10000, intervention 1030 (3% d’augmentation), valeur du point = 9,71.

Maître M, pour 100 points gagnera donc 1000 en année A et 971 en année B. Ses revenus baissent, en travaillant autant.

Pire: s’il travaille plus pour maintenir son revenu il contribue à faire baisser la valeur du point (et donc son revenu).

Ce système n’est pas nouveau, or plusieurs éléments sont venus perturber ce fragile déséquilibre:

– relèvement du plafond de revenus qui détermine l’accès des citoyens autorisés à demander l’aide juridique (c’est une bonne chose en soi, ça donne accès à la justice à davantage de gens, surtout parmi les plus modestes).

– crise qui a entraîné une précarisation croissante de la population, et donc augmenté d’autant son admissibilité à l’aide juridique, (et les défauts de paiement, pour ceux qui ne peuvent y prétendre).

Les avocats interviennent de plus en plus souvent, pour de plus en plus de gens, dans de plus en plus d’affaires. L’enveloppe de financement, elle, reste désespérément fermée.

 

Payés au lance-pierre

Pour couronner le tout, ces intervenants de justice sont payés une fois par an, en mai. Ils remplissent en juin les papiers (les dossier « points ») et juste avant sont payés de l’année qui… précède!

Reprenons le cas de Maître M:

– Le 30 juin de l’année A il rempli ses dossiers et « remet » 100 points.

– Le 30 juin de l’année B il rempli de nouveaux dossiers, pour 100 points. En mai il touche 1000 (de ‘année A).

– En mai de l’année C il touchera ses 971 (pour l’année B).

Si une affaire commence en février de l’année A et se clôture rapidement admettons: 6 mois plus tard, en août. Maître M rendra ce dossier de points en… juin de l’année B. Et touchera son dû en mai de l’année C. Soit plus de deux ans après l’ouverture du dossier et plus d’un an après sa finalisation.

L’avocat a un rôle social – et pour certains d’entre eux, vous me passerez l’expression, ils ne jettent pas leur part aux chiens:  défendre chacun, indigents y compris, victimes et prévenus. C’est autant madame qui divorce, monsieur qui s’est fait emboutir, le jeune qui passe par la case bêtises. Ce qui est en question ici c’est de savoir si c’est un métier ou un sacerdoce. Et, SVP, sortez du cliché Porsche-belle gueule-quatre façades… Ceux-là ne représentent qu’eux-même: ni leurs collègues, ni un métier, bien qu’ils passent à la télé. Et se fichent bien du financement du BAJ.

Les faits sont là: un nombre croissant d’avocats ou de bureaux cessent de faire de l’aide juridique, car celle-ci ne permet pas de leur assurer un revenu suffisant. Pas pour une Porsche: pour se payer tous les mois de l’année, pour en vivre. Les risques d’une Justice à deux vitesses sont bien réels: la première pour les sociétés et les justiciables aisés qui paient rubis sur l’ongle; la seconde pour les gens du commun pour qui cette dépense est insurmontables et qui ne pourront guère tabler que sur des avocats sous-payés et débordés.

La question est: quelle profession, remplissant une mission de service au public et un rôle social, admettrait-elle de réaliser des prestations gratuites EN PLUS de voir son revenu diminuer continuellement, à travail égal (on ne parle même pas d’indexation hein!) et d’être payé en « 400 jours fin de mois » au mieux? Je vous avoue: je cherche encore.

Que penser de cette situation? Que les Barreaux réunis auraient bien besoin d’un bon avocat, et l’Etat belge d’une nouvelle condamnation: celle de l’opinion publique.

Le logement durable: un incoutournable du programme

Habitat durable, éco-quartier, politique du logement… Voilà des termes qui reviennent souvent dans le discours d’écolo. Et avec raison: le bien-être des liégeois passe évidemment par un logement sain, économique et durable. Bénédicte Heindrichs a accepté de répondre à quelques questions traitant de cette thématique : il faut dire qu’elle en connaît un rayon dans la matière.

 

Finalement, un éco-quartier, concrètement, c’est quoi?

C’est un quartier construit sur base des principes du développement durable, dans lequel le choix des matériaux de construction permet de limiter la consommation énergétique; dans lequel le vivre ensemble et la dimension collective sont valorisés (qu’il s’agisse des espaces publics ou des équipements communautaires, par exemple), et où le transport en commun et la mobilité douce sont privilégiés à la voiture et au chacun pour soi.

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« Traditionnel », vraiment?

Ces derniers temps, dans les débats, dans les rencontres entre candidats, sur les murs physiques ou virtuels de cette campagne, j’entends et vois fleurir du « 4 partis traditionnels », comme si c’était l’évidence ou la perception générale… or telle n’est pas mon expérience, ni le retour que j’en ai des citoyens. C’est un vocabulaire bien connu des poujadistes, qui nourrit l’antipolitisme et le « tous les mêmes, tous pourris » et qui est repris ici très à la gauche et très à la droite de l’échiquier politique (dans un chœur quasi touchant qui ne manque pas d’interpeller, par ailleurs on se souviendra du dessin de Plantu qui fit rager Mélenchon).

Ecolo n’est pas un parti « traditionnel », en tout cas pas au sens où ceux qui utilisent cette formule absconse l’entendent.

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Loi « Ma Couille », le Gouvernement nous prend pour des glands…

Une décision de Justice a été rendue, sur base de la législation en vigueur, et confirmée par les juridictions d’appel.

Le Gouvernement n’est pas d’accord avec cette décision, fondée sur la législation qu’il a lui-même votée.

Le Gouvernement décide donc de changer la Loi en quelques heures.

Ceci n’est pas une fiction.

Vous n’êtes pas dans « Z » de Costa-Gavras, ni dans « Prison Break ».

Vous n’êtes ni en Afghanistan, ni à Cuba, ni en Chine, ni en Corée du Nord, ni en Biélorussie.

Vous n’êtes pas en Grèce en 1967, ni au Chili en 1973, ni en Russie aujourd’hui…

Vous êtes en Belgique, en 2012. lire la suite »

Interview croisée programme: « Mobilité Urbaine», avec Géraldine (7e) et Didier Blavier (30e)

Pour les deux candidats du jour, la mobilité à Liège est un sujet capital. Didier aime à dire qu’il roule au vert pour avancer dans la bonne direction, c’est à dire une ville où les problèmes de circulation et le gaspillage d’énergie sont pris en compte. De son côté, Géraldine, conseillère communale depuis plus de deux ans se bat pour une meilleur intégration des modes doux dans la mobilité liégeoise. Mais la première question à poser est la suivante: que représente pour eux la mobilité urbaine?

 

La mobilité urbaine, un enjeu essentiel

 Pour les deux candidats, une mobilité plus verte passe par la prise en compte de tous les usagers de la voirie. Géraldine s’explique: « C’est un enjeu essentiel pour une Ville comme Liège parce que 40% de sa population ne dispose pas de voiture et donc on ne peut pas tout aménager pour cet unique moyen de transport!! C’est pourtant un peu ce qui se passe, en 2012 deux tiers du budget sont prévus pour des travaux de voirie ». Didier la rejoint et déplore quant à lui le manque d’organisation relative aux vélos, dont les vols sont fréquents du fait de l’inexistence de parkings.

 

Le vélo, universelle panacée?

 Liège n’est pas une ville plate, alors comment favoriser l’utilisation de la bicyclette en ville? Didier imagine un système de remontée des vélos pris en charge par les TEC, tandis que Géraldine pense à des remonte-pentes mécaniques pour les vélos mais aussi pour les poussettes, qui seraient installés sur les grands axes montant de la Ville (ce n’est pas une vue de l’esprit, et des exemples existent!). Au niveau de l’offre de vélos à disposition de la population, les deux candidats se montrent enthousiastes. Didier est satisfait des initiatives prises, mais estime qu’on peut proposer mieux: « Liège a choisi de louer des vélos au mois et à l’année par l’intermédiaire de la Maison des Cyclistes à la Gare des Guillemins. Le prix est top : 10€ par mois et 80€ l’année… Bien plus facile à l’usage, surtout pour la gestion au quotidien mais moins visible sur la place publique. Le succès est pourtant là. Je déplore par contre que des visiteurs ne sachent louer des vélos facilement pendant les week-ends et les jours fériés car la Maison des Cyclistes est fermée. Il y a pourtant de la demande qui ne peut qu’augmenter si l’offre se propose. Là aussi il y a quelque chose à faire en complément… ».

Géraldine et Didier sont d’accord: le vélo doit se faire une plus grande place à Liège, mais il ne doit pas être le seul. Ils rejoignent tous deux leur présidente sur la question du tram (voir l’interview de la semaine passée). Géraldine rappelle qu’Ecolo veut que l’arrivée du tram soit un réel moteur de changement en mieux, plus efficace et plus confortable pour les usagers des transports en commun. Didier espère que le tram amènera quelques améliorations aux transports en commun liégeois: « le besoin est réel de prolonger cette première rame et d’en placer d’autres. J’espère que les TEC vont proposer une vraie intermodularité pour accepter les vélos au même titre que le tram devrait le faire. Il y a également un manque évident relatif aux horaires de fonctionnement ».

 

Des solutions innovantes

Lorsqu’on leur parle de l’idée de bannir les voitures du centre-ville, Didier et Géraldine ne se montrent pas catégoriques. Le premier propose un système de vignettes pour les véhicules polluants ainsi qu’un système de parkings-relais permettant contrôler les flux de véhicules entrants et sortants de la ville; la seconde pense que si des solutions pour les livraisons des commerces et la mobilité intramuros sont trouvées, une ville sans voiture n’est pas une utopie. Ces solutions se doivent d’être innovantes et de respecter commerçants et habitants. Géraldine veut avant tout instaurer une concertation avec chacun afin d’y intégrer au mieux tous les moyens de transport, tandis que Didier expose de grands projets: « Un vaste piétonnier cyclable, avec un sol relativement plat car se balader avec un chaise roulante sur des pavés, c’est pas top. Une carte « Habitant » pour accéder à son habitation le cas échéants pour décharger ses commissions ou garer son auto. Une valorisation de l’offre Taxi, Cambio et autre Taxistop ou VAP, une campagne d’information sur les coûts engendrés par les autos, tant du point de vue personnel que public ».

 

L’heure du bilan

 Au moment de conclure, nos deux candidats homonymes tombent d’accord sur l’appréciation à accorder à l’actuelle majorité: peut mieux faire. Géraldine, comme conseillère communale sortante, pousse plus loin le constat: « la Ville rechigne à investir sur fonds propres pour le confort et la sécurité des cyclistes. La majorité n’a pas l’air consciente ou préfère ignorer que le développement de la pratique cyclable n’a que des avantages pour la Ville et ses habitants : diminution de toutes les pollutions (de l’air, sonores, …), diminution d’émissions de CO2, amélioration du cadre de vie, bien fait pour la santé… De plus dans une société où les prix des carburants ne cessent d’augmenter, c’est un devoir citoyen et démocratique pour la Ville de proposer à ses habitants une alternative à la voiture, confortable et sécurisée, pour tous les âges… Enfin quand on voit les réactions des automobilistes suite à l’aménagement du boulevard de la Sauvenière, il n’y a pas que les politiques à sensibiliser au bien fait de la pratique cyclable! Et il faut certainement mieux former les édiles en place depuis si longtemps: pour ces questions pas de baguette magique et il y a lieu de préférer l’original à la copie!».

Antisociale, la majorité perd son sang froid…

J’avais renoncé à ce billet d’humeur, à ce coup de sang. Cet article, si souvent repoussé par souci de bienséance, je l’écris aujourd’hui car le bol de soupe est plein, la dernière louche était celle de trop…

Dans la touffeur de l’été finissant, les dépêches de presse nous apprennent qu’à Liège, notre bonne Ville de Liège, le ci-devant Bourgmestre faisant fonction, Premier Échevin de son état Michel Firket entend interdire à l’Armée du Salut de servir de la soupe aux plus démunis cet hiver. Là, ça déborde, ça claque des portes dans ma tête, ça fait tinter le neurone « plaquage fidjien » au rugbyman en moi, ça fait rugir le citoyen, ça fait crisser les pneus de la politesse: c’est – excusez les majuscules du mec qui crie sur internet – N’IMPORTE QUOI. J’ai cru naïvement que noss’ binamé Willy y mettrait bon ordre, dans une forme de « retour du cœur », clin d’œil et dédicace posthume à Guy Spitaels.

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[Update] Projet Koteaux, entre spasmes et collapsus…

… ou « ce que je sais de l’urbanisme à la sauce liégeoise ».

De retour dans l’actualité cet été, le projet « Koteaux » à St Léonard fait encore parler de lui… Comme on le sait, la mobilisation des riverains fut importante et plus de 400 remarques (négatives)… ont accompagné l’introduction du dossier. La Ville rétropédala donc dans la confusion la plus complète et c’est aujourd’hui le promoteur qui réfléchit à un recours…

On sait aujourd’hui – rien de neuf sous le soleil –  ce qu’il advient des initiatives mal emmanchées: elle se plantent.

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Interview croisée programme: « Gestion Durable »! Avec Géraldine Blavier (7e) et Julien Vandeburie (38e)

À notre époque, une gestion responsable de la commune passe par une vision à long terme, durable et économique du développement de la Ville. Cela, Ecolo l’a toujours compris… Pour en savoir plus, interrogeons Géraldine Blavier et Julien Vandeburie, respectivement 7e et 38e candidat sur la liste.

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Un site de Cédric Lemaire