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Motion Chartreuse: suite… et pas fin!

Motion Chartreuse: suite… et pas fin!

J’ai déposé en date du 30 avril une motion relative à la préservation et à la valorisation du site de la Chartreuse, principal poumon vert de la rive droite à Liège, site classé à plusieurs titres (valeurs naturelle, patrimoniale et d’ensemble) en quasi-déshérence depuis 1991.

Le site mêle zone naturelle, zone de parc et ZACC c’est à dire zone potentiellement urbanisable, avec plusieurs propriétaires différents à savoir la Ville de Liège, la Défense Nationale et deux propriétaires immobiliers, Matexi et Immo Chartreuse.

Le dossier promettait d’être épineux, sachant que la vision définie par le RUE de 2009 prévoyait une urbanisation limitée tout en mettant en garde concernant notamment les lourdes contraintes de mobilité déjà pré-existantes dans le quartier. Promesse tenue: il l’est.

De plus le quartier lui-même (où on a déjà beaucoup construit ces dernières années!), la conception même de l’espace urbain (fut-il vert) et le site en tant que tel ont fortement évolué en dix ans!

Une demande de classement du site de la partie “Fort” (ce qui est en soi considérable) vient d’être introduite, et il est vraisemblable qu’elle aboutisse en bien ou en mal dans les semaines ou mois qui viennent. La Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles (CRMSF), va se positionner sur le dossier technique qui lui a été remis avant de le renvoyer vraisemblablement au Ministre Collin.

Ceci pourrait faire tout simplement basculer le dossier….

Vu l’enjeu, pour la Chartreuse mais aussi pour sa valeur symbolique quant à l’urbanisme à Liège, je pense qu’il faut laisser le dossier évoluer avant de prendre attitude, au moins jusqu’au prochain conseil communal en espérant que le Ministre aie statué entre temps.
C’est ce que j’ai proposé et qui a été accepté en commission ce lundi 18 juin.

Le dossier n’est évidemment pas enterré, puisqu’il reste à l’ordre du jour de le commission de l’Echevin Hupkens et pourra donc se relancer dès le prochain conseil (fin août), s’il échet. Quelle que soit l’issue de la procédure de classement, il sera alors temps de reprendre le travail où nous l’avons laissé, même si à l’analyse les deux versions aujourd’hui sur la table ne paraissent pas conciliables.

 

Pour le futur…

 

Je fais personnellement le choix – dès aujourd’hui et plus encore demain – du développement d’une vision liégeoise de l’urbanisme, du travail avec un “Bouwmeester” et de la participation citoyenne.

 

D’un point de vue urbanistique, La Chartreuse est un parfait exemple de la quadrature du cercle qui contraint le logement urbain. Le schéma directeur de l’arrondissement prévoit la création nécessaire de l’ordre de 15.000 logements en région liégeoise, idéalement en zone urbaine – sauf à vouloir bétonner encore davantage la campagne liégeoise déjà considérablement défigurée depuis 50 ans à grands coups de 4 façades, zonings intempestifs et autres avanies. Il importe également de sanctuariser les espaces verts existants, sachant qu’une augmentation de la densité de logement (en masse voire en hauteur) exige des espaces verts qualitatifs de dimensions suffisantes.

 

Ceci repose fondamentalement la question de l’absence de vision de la Ville en la matière, que j’avais déjà évoqué de manière détaillée en début d’année 2018 au détour d’une publication argumentée sur la Dentisterie et Bavière (c’est le point 5 de ce développement). Pour toute la la Ville – et à fortiori pour la rive droite si l’on veut s’en tenir à un périmètre raisonnable et identifiable – cela exige de définir quelles zones urbaniser, à quelles densités (et type de logements), avec quelle mobilité (transport en communs, modes doux, parcage), quels espaces verts à préserver voire créer – au-delà de la question “Chartreuse” prise isolément

On n’urbanisera pas correctement, ni à La Chartreuse, ni nulle par ailleurs à Liège, tant qu’on aura pas une idée, un plan concret, conçu “sur mesure” pour notre Ville et son agglomération, avec un Bouwmeester pour le mettre en oeuvre.

On n’urbanisera pas correctement non plus, à Liège, en organisant vaguement l’information des citoyens sur des projets amenés à impacter durablement leur cadre de vie. C’est bien d’une réelle politique de participation que la Ville doit se doter.

Rétroactes

Lorsque le projet immobilier de Matexi a remis l’avenir du site sur le devant de la scène politico-médiatique liégeoise j’ai entrepris de rencontrer successivement les associations locales actives sur le site, à savoir l’asbl La Chartreuse (active depuis environ 30 ans) et la plus récente Un Air de Chartreuse, mobilisation citoyenne qui a successivement combattu les versions successives de demandes de permis d’urbanisme déposés et entreprend aujourd’hui de se transformer en force de proposition pour le site. J’ai interpellé sur le sujet en novembre 2017 pour – déjà – chercher à ce que la Ville affirme sa position sur le sujet.

 

Je connais bien La Chartreuse: j’ai grandi en rive droite à Grivegnée-Bas, j’ai fréquenté les Oblats avec les mouvements de jeunesse dont c’était l’espace vert le plus proche, je travaille aujourd’hui dans le quartier de la Bonne Femme à deux pas de l’entrée Oblats/Soubre/Ferrer et je m’y rends régulièrement avec mes enfants pour m’y balader (le réaménagement des circulations de la partie verte du site, bien réalisé, s’y prête bien).

 

Ces rencontres et l’instruction globale du dossier m’ont convaincu de l’obsolescence du RUE de 2009, au moins dans sa partie conclusive:

  • Le “phasage” sensé rassurer contre la massification constitue un frein considérable à une vision d’ensemble et cohérente, tout comme la variété des propriétaires intervenants – ceci soulignant l’absolue nécessité pour la Ville, à l’avenir de rester maîtresse de son foncier propre (on a vu avec le site de Bavière combien céder son sol et ses droits pouvait être fâcheux, coûteux, énergivore et finalement peu efficace alors que c’en est l’argument principal).
  • Les problématiques de mobilité déjà signalées comme cruciales en 2009 n’ont pas évolué significativement et se sont même aggravés par endroits.
  • Le maintien et la valorisation des espaces verts urbains est primordial pour la qualité de vie et ici le risque porté est celui de dénaturer le site, de le rendre incohérent, peu pratique et “illisible” dans sa dimension patrimoniale.

C’est dans cette dynamique que j’ai décidé de réagir favorablement à la demande de Un Air de Chartreuse de déposer une motion qu’ils avaient préparée, moyennement quelques amendements. Ceci m’impose de ce fait d’agir non seulement en mon nom propre et en celui de mon groupe politique, mais aussi en répercutant fidèlement leurs options.

 

Lors de la commission spéciale du 4 juin, lecture a été donnée d’une motion alternative préparée par la Ville comme base alternative de travail, qui m’avait été présentée auparavant.
J’ai souscris à cette base pour plusieurs raisons:

  • tout d’abord parce que je n’avais pas mandat pour “refuser” (à quel titre?) que la Ville dépose une autre version comme document ou base alternative de travail, fut-il différent de celui que j’avais moi-même proposé;
  • car je pense qu’il était (et qu’il reste!) très important que la Ville se positionne aussi clairement que possible sur un sujet aussi sensible: toute personne qui a, par exemple, suivi le dossier du Ry Ponet sait parfaitement que la Ville s’est chaque fois abstenue de donner son avis sur le fond, actant par deux fois le retrait de demande de permis d’urbanisme par la société Neufcour; par ailleurs si ce site vous intéresse, lisez absolument ceci.
  • parce que je crois globalement au débat politique, à la concertation et aux formes de la démocratie: pour débattre il faut être au minimum deux et je donne acte aux services communaux, échevin compris, de s’être “mis à la planche de travail” pour permettre l’expression du débat puis la possibilité d’un travail démocratique classique (améliorations, propositions d’amendements, etc…).
  • parce qu’accepter cette base à amender me semblait à même de faire un pas significatif en direction de la Ville, celle-ci se montrant ouverte à la discussion.

Nous verrons ultérieurement si ces deux versions existantes ont vocation à se retrouver débattues et confrontées, ou non. Comme expliqué en début d’article: ce dossier est loin d’être terminé…

Que faire de nos églises (vides)?

Je ne vous étonne plus en parlant du patrimoine liégeois. Parfois pour gueuler m’indigner, souvent pour tirer la sonnette d’alarme, ou encore pour proposer des solutions concrètes. Cette fois je veux éviter à des « vaisseaux de pierre », nos églises, de rester vides et proposer pour certaines d’entre elles de nouvelles fonction, c’est à dire une nouvelle vie.

http://www.sarlat.fr/marche-traditionnel/

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Liège 2.0, work in progress… il y a encore du travail!

Même avec de bons yeux et de petits doigts, difficile de surfer et trouver l’information…

Cet été je cherchais sur mon smartphone des informations sur le site de la Ville pour… répondre à une question d’un citoyen sur le nettoyage des Côteaux de la Citadelle, posée via twitter. J’ai fini par trouver et répondre, après avoir dû me résoudre à repasser devant un écran de bureau malgré mon habitude à utiliser ce genre de produit et une vue qui ne baisse pas (encore…). Le constat était clair: alors que le nombre de connexions mobiles explose et que les usagers recherchent des informations en continu, la Ville n’a pas de site dit « responsive » en langage informatique, c’est à dire qui s’adapte de lui-même à la configuration de l’utilisateur.

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#ccLiège en livrestreaming + VOD, on attend quoi?

Ce mercredi soir, le « Café Numérique » de Liège inaugurait sa saison 2016. C’était aussi l’occasion d’un livestreaming,streaming1 ce qui veut dire en français que cette séance était visionnable sur internet à partir d’un ordinateur, tablette ou smartphone; et qu’elle est désormais visible en ligne a posteriori. L’idée, pour faire simple, est que les absents puissent également profiter du savoir échangé à distance et/ou plus tard. Pour résume « Café Numérique in Liège » est un groupement de jeunes et moins jeunes geek(ette)s qui on pour objectif depuis plusieurs années de mélanger actualité numérique, innovation et ambiance festive dans une foultitude de lieux à Liège (et ailleurs en Belgique comme ici, voire à l’étranger…). Sans subsides mais avec punch ils mettent l’agenda numérique au coeur de la cité (big up à l’équipe!) avec enthousiasme, et autour d’une variété de sujets avec le digital comme dénominateur commun.

J’en viens à mon énervement passager suivi d’un malaise bien réel: « Comment une petite association même pas subsidiée peut elle faire pour ses conférences plus et mieux que notre Conseil Communal de Liège, lieu démocratique sensé être LE PLUS proche du citoyen ». Pour parler franchement: je n’en reviens pas.

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Le parfum de l’enfant qui dort

Lapuss

Dessin de LAPUSS

« Ça » fait une semaine et « ça » ne passe pas. Réaction purement intellectuelle ou buikgevoel, la distance qui me sauve souvent, les émotions qui m’étreignent parfois à l’intérieur ne m’aident pas, et reste le poids. Surinformés – cette fois avec une once de pudeur -, surconseillés, surmotivés à ne pas nous laisser faire, le quotidien submerge et emporte tout, sauf la mémoire des innocents défunts, le malheur des blessés, la souffrance de ceux qui restent et la damnation des kamikazes, des criminels.

Une semaine après, qu’écrire, pourquoi écrire? Parce que ça vaut mieux que bien d’autres catharsis, énervements ou épisodes alcoolémiques virulents de révolte. Je n’ai même pas l’énergie pour ça, plus le rebond à vrai dire, et le « fêtant » d’antan, celui qui s’attrape en pleine semaine et vous fait prolonger outrageusement une soirée sinon bénigne, à la rigueur quelconque, ne vient pas. Ça ne vient pas et l’appel de la terrasse, des amis, du « refaire le monde » salvateur n’épouse pas le karma actuel du grand bavard que je suis aux heures indues.

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Son nom était Cédomie

aylan-par-chaunuÇa fait un moment que je l’ai sur le cœur cet article, les heures sont rares et la vie va, mais depuis dimanche matin je sais que je dois écrire ça quelque part. A l’heure du réveil des filles et des Lapins Crétins sur France 3, Aylan a surgi dans sa vie à elle, la vie de ma Judith-6-ans-première-rentrée-scolaire-en-primaire… Que répondre à une image furtive (parce que nous avons tenté de l’esquiver malgré la stupeur), a des questions simples d’enfant pas bête? « Il devait avoir très difficile pour respirer le petit garçon… », « ou alors peut-être qu’il jouait dans l’eau comme nous à la mer », car le mer est unique, de La Panne aux rivages d’Asie Mineure. Passé le choc et les atermoiements stupéfaits, les réponses évasives et le train-train du petit-déjeuner vinrent nous sauver, mais ne nous épargna ni nos mines graves ni nos regards échangés de parents aux abois.

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Discussion au (dé)tour d’un oeuf à la coque…

Boiled Egg and Toast« Savoir écouter est une leçon de la parentalité ». Je pourrais pérorer sur ceci, mais ce n’est pas le sujet du jour, puisque je souhaite vous parler du droit à la différence ET à l’indifférence!
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Sous les pavés, le bitume… à St Léonard, Liège [travaux]

La rue St léonard et ses abords sont en travaux pour un moment et dans l’ensemble c’est une bonne nouvelle: les impétrants s’y succèdent (de manière concertée, soulignons-le) pour renouveler l’équipement souterrain.

Une habitante du quartier me soufflait néanmoins une observation légitime: les trottoirs ont été dépavés et les pavés arrachés ont d’abord été stocké en tas, puis ont… disparu, notamment au coin de la rue Marengo.

Sur la chaussée et les trottoirs, place au bitume dans une cohabitation disgracieuse au possible, et pas de nouvelles des pavés qui donnaient pourtant un cachet à ces vénérables voies pédestres. Ces pavés, les reverrons nous un jour où sont ils partis vers des contrées plus riantes? C’est ce que j’espère bien savoir en réponse à ma question écrite…

Par ailleurs, en début de rue St Léonard, des barrières de chantier interdisent le passage aux piétons pour cause de travaux en cours mais… des deux côtés de la rue simultanément! Dans le genre sécurité des piétons, c’est un peu sauvage… il faut descendre sur la voie publique en poussette, en chaise, etc… Espérons que ce genre de cas ne se produise plus à l’avenir, en tout cas plus concomitamment!

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Place de la Liberté, Grivegnée… deux questions écrites pour remettre un peu d’ordre (propreté et sécurité)

De passage à Grivegnée-bas (comme souvent, on revient toujours à sa source), j’ai trouvé la place de la Liberté particulièrement sale et son escalier cassé.

Et donc deux courriers aux échevins concernés: M. Léonard pour l’escalier (pour une réparation avant l’hiver?) et M. Schroyen pour  une intervention vigoureuse niveau propreté, certains dépôts étaient là depuis manifestement… assez longtemps!

N’hésitez pas à me faire remonter des infos si des choses vous choquent dans vos quartiers respectifs: tout le monde a droit à un cadre de vie tant soit peu entretenu et sécurisé.

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Réglementation « Carré », qu’en penser? #Défi100Jours #49

Comme vous le savez, hier la Ville de Liège proposait au vote un règlement de Police conçu en concertation notamment avec le secteur HoReCa, pour enrayer la spirale négative de ces derniers mois, voire années: consommation ingérable d’alcool en rue (en bouteilles et canettes…), faits de violence, etc… J’avais déjà interpellé le Bourgmestre là-dessus il y a plus de six mois, et sa réponse disait, en substance « on va rencontrer les acteurs et travailler à une solution », comme vous pouvez le lire ici, ma petite camarade Géraldine intervenant plus largement sur l’offre sportive et culturelle en nocturne…

Il s’agissait donc pour chaque groupe politique présent au CC Liège de se positionner sur ce règlement, et pas sur autre chose. J’en ai néanmoins profité pour formuler un certain nombre de suggestions de nature à, je pense, prolonger la réflexion pour refaire un quartier dont les liégeois sont fiers et où ils se sentent bien.

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Un site de Cédric Lemaire